Rester toujours dans l'enfance.
Il en sort au temps prescrit par la nature
Et ce moment de crise,
Bien qu'assez court, a de longues influences »
Rousseau, L'Emile
Dans le cadre de nos TPE, nous avons décidé de nous intéresser aux mères adolescentes pour répondre au thème de la famille.
Chaque année, une nouvelle vague d'enfants entre dans l'adolescence, et à 12-13 ans, une fille sur deux et déjà réglée. L'âge moyen de la puberté est demeuré assez constant au cours des dernières décennies. Certes, les préadolescents sont de plus en plus nombreux à ressembler à des « ados », mais ce phénomène d'identification reste artificiel. Il faut plutôt souligner la grande dispersion chronologique de la puberté, qui explique que certains enfants se retrouvent plus précocement exposés que les autres à cette transformation et à ses conséquences.
La sexualité des adolescents est une réalité aujourd'hui reconnue et dans l'ensemble tolérée, quoique encore diversement acceptée. La « dérive sexuelle » est un mythe : l'âge moyen du premier rapport sexuel complet n'a guère évolué ces 20 dernières années (il est de 17 ans) et plus de la moitié des adolescents âgés de 15 à 19 ans se définissent encore comme vierges.
On dénombre, chaque année, en France, environ 10 000 grossesses chez les filles de moins de 18 ans, dont 6 500 mènent à une IVG. Nous nous sommes intéressées aux 3 500 jeunes femmes qui ont décidés de garder leur enfant. Durant cette étude, nous avons pu remarquer que l'évolution de leur statut dans l'histoire a été très mouvementé, particulièrement ces 30 dernières années.
Ce qui nous amène à nous demander quelle est l'évolution du regard de la société sur les mères adolescentes.